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entrepreneuriat agricole, initiative de Dela, Geovani et Edoh, trois jeunes formés par le YMCA

Dela, Geovani et Edoh sont trois jeunes bénéficiaires du projet de formation de jeunes entrepreneurs ruraux de YMCA. Ils sont de la deuxième promotion des élèves ayant achevé leur formation en 2015. Ce projet qui a le soutien financier de BMZ et de CVJM Allemagne, leur a donné l’opportunité de se former et de se connaitre entre eux, ce qui a favorisé leur décision commune de s’associer pour travailler ensemble. Les trois associés ont besoin de l’appui  de nous tous.  Le porte parle raconte leur histoire.

« Nous sommes trois étudiants DEY Déla, ETTEY-BENISSAN Giovanni et KPAMEGAN Edoh à être formés ensemble dans le cadre du projet jeune entrepreneur rural lancé par le YMCA. Au cours de la formation nous nous sommes rendus compte que nous ne nous sommes pas trompé de chemin en optant pour cette formation car les cours théoriques et pratiques étaient en conformité avec ce que nous avons cherché en venant dans ce centre. Que ce soit en maraîchage, en culture céréalières, de plantation comme en élevage l’opportunité nous est toujours donnée pour faire directement la pratique : En maraîchage, nous DEY Déla vendions nous-mêmes les produits. Et comme ça, nous pouvons nous faire de l’argent par le maraîchage. Nous avons déduit selon la facilité de vente de certains produits que : pour se faire plus d’argent, l faut produire ce qui est de l’habitude et coutume alimentaire de la population.

Au cours de nos ventes, nous nous sommes rendus compte que les produits maraîchers tels que le corète potagère, la grande morelle s’achetaient plus facilement que les autres.

En élevage nous avions été beaucoup émerveillés par des séances pratiques de vaccination que nous avons administrée aux animaux. Dorénavant nous savons injecter par toutes voies. De plus nous avons appris comment partir avec nos moyens de bord pour qu’un jour nous nous installons à notre propre compte. Par ailleurs nous avions compris que nos besoins en matière de moyens nécessaires n’étaient pas toujours financiers. Il faut avant tout faire l’inventaire ou la liste de moyens nécessaires avant de s’interroger sur leurs coûts. Sinon parfois on se rend compte que l’on n’a pas besoin de toute la somme que nous pensons avoir besoin pour le démarrage de nos projets.

Ce qui a été de plus important aussi, c’est que au cours de cette formation, nous n’avons pas été seulement formés, mais, nous avons aussi réussi une éducation qui nous permet de rester solidaires au sein d’un groupe. Et nous nous sommes échangés des idées concernant nos projets. Et partant de ses relations, nous restons toujours solidaires et connectés même après la formation.

Les analyses FFOM (Forces Faiblesses Opportunités Menaces) faites par chacun de nous ont permis de comprendre qu’on ferait mieux de rassembler nos forces complémentaires pour vite se lancer sur un terrain en tant qu’entrepreneurs n’ayant plus de temps à perdre. Les uns avaient un peu de moyens financiers. Ils étaient aussi plus au parfum des informations. Les autres n’ayant pas d’argent avaient plus d’expérience en matière de techniques et pratiques agricoles compte tenue des activités exercées de leur milieu de provenance (milieu rural). C’est de cette analyse que nous nous sommes concertés pour nous mettre en groupe et nous lancer sur le terrain.

agri trioLe 15 mars 2016 nous nous sommes embarqués pour Dévé, un village situé à 27 km à l’est de Notsè sur un terrain de 6 hectares. L’ambiance est bonne sur le terrain car les relations amicales nouées lors de notre séjour au YMCA lors de la formation continuent et évoluent. Il y a un bon climat de compréhension entre nous. Nous luttons tous les trois pour la réussite de notre projet d’élevage. Mais les difficultés se posent surtout sur l’organisation des activités. Parfois on ne sait pas où est-ce qu’il faut commencer. Car, en même temps, il faut construire les logements, aménager les terrains pour commencer les cultures et élevages. On a aussi besoin des outils pour le travail. D’autres fois, on sait par où commencer mais il n’y a pas d’argent. Pour cela, il faut parfois revenir en ville faire quelques business avant de retourner à la ferme. Nous découvrons des opportunités pour se faire de l’argent à la ferme mais nous manquons de moyens de transport. Nous nous décourageons aussi par le partage de nos difficultés, car nous ne sommes pas seuls à les vivre. Au jour le jour nous nous donnons l’espoir : « ça ira » »

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