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Photo de famille, à l'ouverture des travaux(2)

La protection des droits du détenu dans la procédure pénale au cœur d’une rencontre à Lomé,initiative de YMCA-Togo

Une soixantaine d’acteurs de la chaîne pénale (Magistrats, avocats, officiers de police judiciaire et le personnel des services pénitentiaires) venus de Lomé et de l’intérieur du pays ont entamé ce jeudi à Lomé, un atelier de deux jours, afin de réfléchir sur la protection des droits du détenu dans une procédure pénale, initiative l’Union Chrétienne des Jeunes Gens/Young Men’s Christian Association (UCJG/YMCA-Togo).

L’ouverture des travaux a été présidée par Emmanuel Edorh (Directeur des affaires civiles, commerciales et sociales au ministère de la justice) en présence de Kossi Bento (Président de l’UCJG/YMCA-Togo) et quelques membres de ladite association.

Axé sur le thème « Protection des droits du détenu dans la procédure pénale », ce séminaire a pour objectif de créer une opportunité d’échanges entre les acteurs de la chaîne pénale en vue de renforcer la protection des droits des personnes en détention dans le contexte du nouveau code pénal,  renforcer les compétences techniques et opérationnelles des acteurs de la chaîne pénale dans l’application des nouvelles dispositions légales. Il permettra également d’amener les acteurs de la chaîne pénale à plus de collaboration dans la procédure pénale et partager les difficultés liées à l’exercice des dispositions du nouveau code pénal.

Selon M. Bento, la protection des droits de l’homme est l’une des préoccupations majeures de l’UCJG/YMCA-Togo qui s’est engagée fermement et résolument sur plusieurs axes dont la protection des droits des jeunes en conflit avec la loi au Togo. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de deux projets qu’exécute l’UCJG-Togo depuis août 2015 à savoir : « Protection et réhabilitation des jeunes vulnérables au Togo » et « Accès à la justice et réhabilitation« , des projets qui visent à renforcer les capacités de différents acteurs de la chaîne pénale.

« Le nouveau code pénal a été adopté le 24 novembre 2015, un document plus moderne et plus adapté au contexte international avec en filigrane, deux dimensions: plus de garantie pour les droits humains et la lutte contre les nouvelles formes de criminalité. Donc, il est indispensable d’attirer l’attention des acteurs de la chaîne pénale sur les changements majeurs contenus dans le nouveau code pour une meilleure protection des droits humains, en fonction des instruments internationaux auxquels le Togo est partie raison pour laquelle ce séminaire a été organisé » a-t-il expliqué.

« Ce séminaire est un cadre d’échange, une occasion pour rappeler aux différents acteurs, le rôle important qui est le leur dans la protection des droits fondamentaux des citoyens interpelés et ce conformément à l’esprit du nouveau code pénal, car ces acteurs jouent un rôle primordial dans la protection des droits des personnes en conflit avec la loi. Cette initiative est une contribution aux efforts des autorités publiques et des partenaires au développement en vue d’améliorer les conditions de détention et d’accélérer la procédure judiciaire« , a-t-il indiqué.

Pour M. Edorh (représentant du ministre de la justice), cette rencontre répond à l’une des préoccupations essentielles du ministère de la justice : celle de perfectionner la réponse pénale au phénomène de la criminalité grandissant au Togo. L’une des pistes de solution est d’une part de renforcer la compétence des magistrats et des auxiliaires de la justice et d’autre part de mettre en synergie l’interaction de tous ces acteurs de la chaîne pénale pour réduire les conséquences désastreuses du phénomène criminel.

« La pratique judiciaire pénale au Togo est articulée autour des principes comme la présomption d’innocence, l’instruction à charge et à décharge, le respect du contradictoire, le respect du droit de la défense qui concourent au procès équitable. Il s’agit concrètement de travailler avec célérité au niveau du personnel et en synergie avec les autres pour sortir les dossiers à temps, afin de désengorger les tribunaux et réduire la population carcérale surtout celle des détenus préventifs », a-t-il souligné.

En rappel, l’UCJG/YMCA est une association internationale et interconfessionnelle regroupant des volontaires chrétiens. Elle est présente sur les cinq continents, avec plus de 120 mouvements nationaux dont celui du Togo.

Les YMCA d’Afrique rassemblent les jeunes dans 20 pays africains avec la vision partagée de « renforcer la capacité des jeunes pour la renaissance africaine ».

Le but visé n’est autre que celui de l’agenda 2063: faire en sorte que les jeunes héritent d’une Afrique puissante, juste et prospère.

Abbée DJAGLO

Source: Savoir News, la Maison de l’info

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