Observation des droits de l’homme dans les lieux de détention : YMCA et cinq autres organisations de la société civile renforcent les capacités de leurs membres

Observation des droits de l’homme dans les lieux de détention : YMCA et cinq autres  organisations de la société civile renforcent les capacités de leurs membres

En vue de contribuer à réduire les cas de tortures, les abus et mauvais traitements dans les lieux de détention et améliorer les conditions de détention des jeunes en conflit avec la loi au Togo, un atelier de formation sur le monitoring des lieux de détention a regroupé une vingtaine de participants au CAFAP à Bagbé du 5 au 7 juin 2014.

Organisé par l’UCJG/YMCA Togo, cet atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Soutien aux défenseurs des droits de l’homme contre les mauvais traitements systématiques des jeunes en conflit avec la loi et pour un meilleur accès à la justice dans 4 régions du Togo », financé par l’Union Européenne et Y Care International.

 

En effet, malgré les efforts du gouvernement pour améliorer les conditions de détention, de nombreux lieux de détention au Togo se caractérisent par une insécurité ambiante et des abus de diverses formes commis d’une part par les détenus eux mêmes et d’autre part par les personnes chargées de les garder au niveau des commissariats de police, des brigades de gendarmerie ou dans la prison.

Cette situation alarmante a préoccupe l’UCJG/YMCA Togo et cinq autres organisations de la société  civile à savoir ASF, ACAT, LTDH, GF2D et BNCE. Elles se sont constituées en un cadre de collaboration sur le projet SDDH afin d’adresser les besoins du groupe cible.

C’est dans cette optique, et suite à un autre ayant porté sur le plaidoyer il y a quelques semaines, que cet atelier a été organisé en vue d’outiller des organisations de la société civile intervenants en milieu carcéral pour le monitoring des lieux de détention.

Les participants auront pour mission principale de contribuer au respect des droits humains sur les lieux  de détention à travers la surveillance de ces lieux, grâce aux visites et entretiens avec les détenus dans leurs cellules puis avec les autres acteurs de la chaine pénale. Une telle stratégie permettra de remplir une double mission ; (1) créer une sortie dissuasion contre des éventuelles intentions de tortures ou de mauvais traitements de détenus, (2) vérifier tout fait porté à leur connaissance ou se rendre compte de toute situation de façon spontanée. Leurs rapports, assortis de recommandations pertinentes destinées aux autorités, devront permettre d’entreprendre des activités de plaidoyer en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme. Ils seront aussi une source d’informations pour le suivi de mise en œuvre des recommandations du comité des Nations Unies contre la torture.

Les participants à cet atelier ont été entretenus sur le concept de la torture, les traitements inhumains, cruels et dégradants, les mécanismes nationaux et internationaux de lutte contre la torture ainsi que le monitoring des lieux de détention notamment les principes fondamentaux et les techniques de rapportage.

Rappelons qu’entre mai 2012 et septembre 2013, l’UCJG/YMCA Togo avait joué le rôle de point focal du projet « Atlas de la torture » au Togo. Ce projet de l’institut Ludwig Boltzmann des Droits Humains qui a consisté à renforcer les organisations de la société civile dans leurs capacités à développer des stratégies efficaces pour prévenir la torture, a permis à l’UCJG/YMCA Togo de se renforcer en la matière de monitoring des lieux de détention.

Prosper Kwami ETSE

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